Le mot du président – Septembre 2026
Chères toutes et chers tous,
À l’aube de cette nouvelle rentrée, notre engagement collectif pour faire avancer la proposition de loi portée par le député Stéphane Viry reste plus crucial que jamais. Notre objectif : obtenir son inscription à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale, afin de pérenniser le projet dans le code du travail.
Le temps presse. Chaque jour qui passe nous rapproche de la fin de l’année et de la législature. Cet été, nous avons effectué un point d’étape avec Stéphane Viry pour préparer la rentrée et envisager les actions à mener. Nous avons également interpellé le Ministère du Travail, le ministère des Relations avec le Parlement, Matignon et l’Élysée. Notre but : sensibiliser sur l’urgence d’inscrire cette proposition à l’ordre du jour, pour offrir enfin la visibilité tant attendue aux acteurs des territoires, notamment aux salarié·es et aux personnes durablement privées d’emploi.
Actuellement, aucune réponse claire ne nous a été donnée concernant une date d’examen. Nous avons deux scénarios : une inscription potentielle mi-novembre, si le groupe socialiste en fait une priorité, ou fin novembre lors de la semaine transpartisane si la Présidente de l’Assemblée nationale et les présidents des groupes parlementaires en font une priorité. Si la loi n’est pas votée d’ici la fin de l’année, il existe bien entendu un risque pour la pérennité du projet.
En parallèle, le débat sur le projet de loi de finances s’ouvre, et les moyens que l’État consacrera à notre projet deviennent un enjeu central. Nous espérons que des ressources adéquates seront allouées pour soutenir les emplois actuels et à venir. Cependant, le contexte de réduction des dépenses publiques suscite des inquiétudes. Les choix qui se dessinent semblent loin de renforcer le soutien au droit à l’emploi, malgré l’augmentation du chômage. Notre association, de son côté, doit faire face à des capacités financières en diminution, faute de vote de la loi et de visibilité pour nos financeurs potentiels.
Face à la frilosité des pouvoirs publics, nous bénéficions d’une reconnaissance internationale. Récemment, nous avons eu le plaisir d’accueillir une délégation de la Banque mondiale, venue de Washington, pour visiter le territoire de Paris 13 et rencontrer les acteurs du CLE (« La Pile » à Paris) et de l’EBE. Cette délégation incluait également des représentant·es de sept pays d’Europe de l’Est, en quête d’exemples inspirants face au chômage de longue durée. La Banque mondiale a aussi publié un rapport soulignant l’expérimentation française, en écho à des recommandations de l’ONU, de l’OIT, de l’OCDE, et de la Commission Européenne.
Dans ces temps incertains, restons mobilisés et gardons espoir. Nous prévoyons de lancer plusieurs initiatives dans les jours à venir. Soyons solidaires de tous les acteurs du droit à l’emploi, notamment ceux de l’insertion, qui font face à des défis similaires.
Ensemble, nous pouvons faire la différence.

Laurent Grandguillaume
Président de Territoires zéro chômeur de longue durée





